Confidences et cigarettes.

Salut!

En ce moment c’est un peu l’accélération à 12 000 %.

Alors c’est cool d’un côté, ça file un peu la gerbe à force de faire tourner la tête même si je suis toujours pas payée ha ha ha… mais ça donne vraiment le vertige.

On est plus de 400 abonnés sur poussin-chat.com, le site accueille un peu de pub et je vais lancer un Tipeee.

Pour Abigaël vous le savez, le bouquin est sorti. Y a un paquet de complications évidemment et j’essaye de faire en sorte que les gens concernés (et censés être compétents) règlent les problèmes, ce qui me prend beaucoup de temps. Ce temps-là je ne pensais pas devoir le consacrer à ça quand j’ai confié le manuscrit à ma maison d’édition. Ce qui fait que du coup bah… ce que je projetais de faire à côté disons que c’est chaud. Mais je me bats, je laisserai pas 5 ans de boulot, de sacrifices et d’argent investi sans aucun retour, faire l’effet d’un pétard mouillé.

Il est sur La Fnac.com, c’est déjà une bonne base. Je vous passe les problèmes techniques (genre c’est le nom de l’illustratrice qui est avant le mien, du coup : grosse confusion et c’est moyennement cool), et je dois gérer tout ça sans prendre le risque de vexer les uns et les autres.

Autant vous dire que Poussin-chat ferme bien sa gueule…. mais du coup, je sais plus quoi dire.

Sur alexandraourse.com je veux continuer le récit d’aventure qui montre le journal de bord d’un ancien professeur d’archéologie porté disparu depuis qu’il est parti à la recherche de son père. Je l’aime bien cette histoire, je m’éclate à suivre mes références littéraires (Bram Stocker, Lovecraft, Poe et les autres) ça me vide la tête. Pareil ça prend du temps et cette course à l’argent qui pourrit absolument tout… (on va éviter de parler de ma mère ça vaut mieux.).

J’ai l’impression de faire une connerie à chaque fois que je fais quelque chose, ça vous arrive à vous aussi?

Je suis un auteur maintenant, un vrai. Je ne me laisse plus impressionnée par des mauvais génies, mais c’est tellement récent que je galère encore à me sentir légitime.

Je vous ai, vous. Et bordel qu’est-ce que je vous aime. C’est virtuel, pas toujours évident à ressentir mais quand j’y pense vraiment, je réalise que vous êtes là.

Poussin-chat c’est un délire, un truc que j’ai gribouillé comme ça un jour pour déconner, quand je me sentais tellement seule que j’ai personnifié le cynisme.

Abigaël, c’est le début de toute ma vie, de ce que je voulais être plus tard quand j’étais petite.

Les carnets de Charles L. Grey, c’est un kiffe total…

Y a le jeu aussi, dont je vous parlerai plus tard.

Tout ce qui reste à écrire et qui arrivera peut-être un jour.

Mais je me sens tellement petite. Tellement pas à la hauteur. Tellement en retard. Parfois je baisse les bras avant-même d’avoir commencé. Au moment où je vous écris je me sens prise à la gorge, en pleine suffocation, impuissante à agir. J’ai le sentiment que de toute façon quoi que je fasse ou que j’essaye j’ai déjà trois wagons de retard que je ne peux pas rattraper.

Le fil directeur c’est l’écriture, mais par quel bout le prendre? Comment rendre ça rentable en vrai? J’ai la matière première mais pas de quoi la mettre efficacement sur le marché. Alors je réfléchis… je passe 70% de mon temps à réfléchir, me prendre la tête, vérifier, faire des plans, tourner les idées dans tous les sens… pendant que ce fameux temps file, et que les wagons s’accumulent. Et les reproches.

Je me dis que ça ira bien, histoire que mon cerveau se calme et ne risque pas d’exploser. Histoire de redescendre et de respirer. La descente est dure, je dois m’anesthésier parfois pour calmer la retombée et faire taire mes angoisses. Je reste fidèle à la clope et à un peu d’alcool mais j’évite le reste, j’ai trop peur de me cramer l’esprit.

J’écoute, je lis et je mate des gens qui ont mieux réussi que moi. Au départ pour me changer les idées, mais à la fin pour me culpabiliser encore plus. Y a pas de répit pour ceux qui ont foiré quelque chose.

Pourtant quand je vois mon parcours, vu les situations que j’ai dû affronter, je m’en suis pas mal tirée. J’ai pas voulu tout gâcher. Je dis que ça va aller, mais quand j’ai le plan d’action clair dans ma tête et que je dois concrétiser le truc, je bug. Y a souvent une connerie technique qui vient foutre la merde, et en me concentrant pour régler ce problème je fais du sur-place.

Aujourd’hui on te propose des formations pour tout, j’ai même vu un truc sur la façon de couler un bronze. Mec… tu vas me sortir que je suis incapable de chier correctement maintenant? On nous fait croire qu’on est bon à rien. Leur façon de nous faire passer la pilule (et j’entends : leur produit) en bon community manager c’est de nous aider à nous « améliorer ».

J’en ai ma claque qu’on me sorte que je dois m’améliorer alors que je suis en permanence en face de gens qui ne font pas leur boulot. Je rattrape les conneries alors qu’il ne devrait pas y en avoir, je perds du temps parce qu’en fait le gars en face est tout sauf professionnel, je ne gagne pas d’argent parce que « et la passion dans tout ça? »  et c’est moi qui dois m’améliorer?

Déjà, connard, c’est cette « passion » du métier qui m’empêche de t’exploser salement la gueule sur le coin d’une table. Et ensuite, je sais pas… j’en ai marre de culpabiliser.

Vous ne vous attendiez pas à ça, c’est trop noir pour du Poussin-chat, j’ai même pas la foi de faire des illustrations pour cet article. Mais vous devez l’entendre, je veux que vous sachiez que vous soutenez quelqu’un qui se bat pour de vrai, tous les jours, pour arriver quelque part.

Je voulais que vous sachiez que vous êtes une partie de ma force. Une partie de ce qui me concerne que je ne peux qu’aimer. Je suis honnête avec vous, parce que je vous aime. Je ne sais pas ce que ça va donner tout ça, tous ces projets, toutes ces idées… Je suis fatiguée…

Mais ça va aller… J’ai un plan.

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *